Les Jeunes pour La Joie

Yo, qui sont les potes derrière tout ça ?

On avait déjà baroudé dans l’Ouest et l’Est, kiffé l’ambiance post-moderne, mais on avait capté que les p’tits gestes sympas, c’était pas du tout has-been malgré le règne du fric. On se disait que c’était le ciment de la vibe sociale, tu vois ?

On se demandait comment booster ça : en se mettant bénévoles dans des assos ? en créant des tokens de remerciement locale, juste pour dire « merci » ? En montant un « réseau social » sans qu’il soit un business, juste pour balancer des vibes positives ? Ou en partageant des images stylées comme celles qu’on échangeait dans la cour de l’école ? On s’était même dit que ça serait fun de faire comme un bitcoin gratuit ?

Un jour, on a appris l’histoire de Jean-Pierre Joussemet, ce héros oublié qui a sauvé sa femme pendant l’attentat à Nice en 2016.

On s’est dit : comment on peut rendre hommage à des gens comme lui, et perpétuer leur vibe ? Comment garder leur mémoire vivante ?

Après un moment de réflexion, on a pondu notre plan :

On va créer un truc qu’on appelle le « porteJoie », un compte virtuel où y’aura des tokens spéciaux, les « Joies », potentiellement créés par des artistes réels ou artificiels, à l’effigie des défunts qu’on veut honorer. Ces tokens pourront être passés de main en main, un éternel merci en chaîne. Chacun pourra checker son compte régulièrement pour voir les mercis qu’il a reçus, les gens à qui il a passé les tokens, et bien sûr, pour partager un peu de love à son tour.

On demande juste une petite thune de réserve qu’on fera travailler pour couvrir les frais du système informatique à ceux qui veulent émettre des tokens.

Notre asso, elle est là pour animer tout ça, elle est pas là pour s’en mettre plein les fouilles. Pas de censure non plus, sauf pour vérifier que les défunts qu’on honore étaient des personnes cool, qui inspirent nos valeurs.

Le logo de notre projet, c’est un symbole chinois représentant une main, comme un signe de gratitude et de respect. Ça rappelle aussi le « J » de « Joie » et « Joussemet ».

D’ailleurs, la première effigie qu’on a créée, c’est celle de Jean-Pierre Joussemet.

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